pour télécharger ou visionner cliquer :
Un blog de réflexion et de production sur l'enseignement des Sciences Economiques et Sociales géré par Mme et Mr Lafon. Un blog ouvert à tous ceux qui sont intéressés par les sciences économiques et sociales
Deuxième année 1e cycle :
INTRODUCTION A LA SOCIOLOGIE:
CONCEPTS, METHODES,
ENJEUX ACTUELS.
Plan et détail des séances du cours : | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| L’impôt doit-il avoir un sexe ? 20 mars 2008 |
Réduire l’impôt prélevé sur les salaires des femmes et augmenter celui prélevé sur le travail des hommes, voici l’idée développée par Alesina, Ichino et Karabarbounis pour améliorer l’efficacité du système d’imposition. Les femmes étant plus sensibles aux revenus qu’elles tirent de leur travail que les hommes, elles travailleront davantage tandis qu’ils continueront à travailler autant, d’où des rentrées fiscales plus importantes à court terme. Puis, à long terme, les couples adapteront leur organisation : il deviendra plus intéressant pour les hommes de s’investir dans les tâches ménagères et familiales et pour les femmes de miser sur leur parcours professionnel. En modifiant les conditions financières dans lesquels les individus décident de travailler, on obtiendrait un partage plus équitable des rôles de chacun et on réduirait sensiblement les inégalités entre les sexes. D’une pierre deux coups donc…
Cette proposition a le mérite de suggérer que les différences de comportements d’activité des femmes et des hommes sont issues d’un processus de négociation au sein du couple. Les tenants et les aboutissants de cette négociation s’inscrivent dans un environnement historiquement défavorable à l’activité des femmes et qui fait des hommes les pourvoyeurs de ressources de la famille.
Une imposition différenciée selon le sexe serait-elle une atteinte au principe de l’égalité devant l’impôt comme le suggère Gilles Saint Paul qui craint le retour d’un « féminisme radical » ? Selon lui cela conduirait à augmenter le bien-être des femmes au détriment de celui des hommes, en particulier celui des hommes célibataires. Mais s’émouvoir de cette apparente injustice c’est faire fi de toutes les discriminations dont les femmes sont toujours les victimes, y compris les femmes célibataires qui sont vues comme des « mères potentielles » et à ce titre jugées moins disponibles professionnellement que les hommes. Les femmes sont les grandes perdantes de l’organisation socio économique actuelle, il est donc normal que l’on cherche à corriger une si profonde inégalité. Le principe d’égalisation des opportunités, qu’un traitement fiscal différencié pourrait permettre, prime sur celui d’égalité devant l’impôt.
Pouvons-nous appliquer une gender taxation en France demain ?« L’élite française est une sorte d’Ancien régime, qui joue selon des règles anciennes définies par elle-même, et est habile à se protéger en détournant les reproches, » note Christian Sautter, reprenant le commentaire d’un journaliste. Il faudrait, dit-il, « quadrupler les promotions de Polytechnique et de l’ENA, » afin de faire émerger une élite nombreuse et représentative de la nation.
Par Christian Sautter, Betapolitique, 3 mars 2008
« L’élite française est une sorte d’Ancien régime, qui joue selon des règles anciennes (définies par elle-même), et est habile à se protéger en détournant les reproches ».
La plupart des membres sont diplômés de Polytechnique et/ou de l’ENA et se rencontrent dans les conseils d’administration des plus grandes entreprises qu’ils dirigent de conserve. Ces entreprises font d’ailleurs, pour la plupart, de belles performances, mais en grande partie grâce à leurs opérations hors de France.
Les deux ethnologues d’outre-Atlantique examinent « la fabrique des grands hommes » (clin d’œil à mon ami Maurice Godelier qui s’est consacré à la distinction des élites en Océanie) en France et aux Etats-Unis. Selon eux, entrer à Harvard est une partie de plaisir par rapport au concours de l’École Polytechnique. D’un côté, la prestigieuse université américaine accepte 9% des candidats et produit 1700 diplômés chaque année. De l’autre, seuls 15% des 130 000 bacheliers scientifiques peuvent accéder à une classe préparatoire aux grandes écoles, et des 5000 candidats au concours, seuls 400 franchissent la barre élevée. Heureusement, la France change ... « à un rythme glaciaire », nous dit-on. Le parcours à la Bouton (ENA, 20 ans aux Finances, parachutage à Société générale à 40 ans pour en gravir rapidement les échelons supérieurs) n’est plus la norme. De plus en plus d’entreprises françaises recrutent leurs dirigeants parmi les jeunes cadres prometteurs qui ont commencé leur carrière sur le terrain.
Chaque pays a ses rites pour dégager ses élites. Ainsi la Chine fait monter au pouvoir la « Classe 1977 » (IHT 24-25 dec 2007). L’un de ses membres vient d’intégrer le Bureau politique, ce qui ouvre aux plus belles destinées. Que s’est-il passé en Chine en 1977 ? La Révolution culturelle avait envoyé les intellectuels et les jeunes gens de bonne famille urbaine se vivifier à la campagne et nourrir les cochons. Soudain, en octobre 1977, et ce fut le début de la révolution silencieuse de Deng Xiaoping, on apprit en Chine profonde que des concours d’entrée à l’université seraient à nouveau organisés, d’ici à fin de l’année et que tous les candidats âgés de 13 à 37 ans pouvaient se présenter. Chacun bachota jour et nuit dans des conditions incroyables. Il y eut 5,7 millions de candidats : les chiffres chinois sont toujours colossaux. 273 000 réussirent la prouesse et constituèrent « la Classe 77 ». On nous précise que, trente ans plus tard, les admissions sont redevenues normales : 58% des 9 millions de candidats accèdent à des études supérieures. Notons que ces chiffres massifs devraient faire réfléchir ceux qui pensent encore que la Chine est un immense atelier fabriquant des T-shirts, des chaussures de sport et des jouets. Ces futurs diplômés créeront plutôt des voitures, des avions et des logiciels ! Mais revenons à la « classe 1977 ». Cette génération qui dit elle-même qu’elle avait « la rage d’apprendre » va jouer un rôle majeur dans les années à venir. Nous n’aurons guère le temps de nous livrer à nos passions favorites de la nostalgie et de l’improvisation face à des concurrents aussi acharnés à réussir que ces miraculés de la révolution maoïste.
pour lire la suite : Tribune : une fabrique des élites françaises digne de l’ancien régime, par Christian Sautter
"L’économie américaine a perdu son titre de n°1 mondial et se trouve désormais en seconde position derrière l’euro zone, en raison de la chute du dollar.
Avec le passage de l’euro à 1,56 dollars, la somme des 15 PIB de la zone euro en 2007 excède désormais celui des USA.
En 2007, le PIB des USA a été de 13,843,800 milliards de dollars, celui des quinze membres de la zone euro de 8,847,889 milliards d’euros.
Avec un euro égal à 1,5688, cette somme est équivalente à 13,880,568.4 milliards de dollars.
Ce dépassement, tout symbolique qu’il soit, apporte une nouvelle illustration de l’ampleur des turbulences qui agitent l’économie mondiale, et signale une réalité : l’appauvrissement relatif des USA face au reste du monde entrainé par la baisse du pouvoir d’achat du dollar."
| | |
| | |
Chapitre 1 : La macroéconomie. Un aperçuChapitre 2 : Les concepts de base de la macroéconomieChapitre 3 : L’équilibre macroéconomique à court termeChapitre 4 : L’équilibre macroéconomique à long terme | |
| |